Août
Sub-archives
26/08/2004
Divers
C'est sensé être un blog, et on est sensé écrire souvent dans un blog...
Parce que ça fait encore une semaine que j'ai rien mis de neuf... En même temps, il y a rien de nouveau, donc bon... Mais je vais quand même étaler deux trois trucs.
Mon site est techniquement pas mal, je pense. Esthètiquement, je sais pas (le thème par défaut ou presque, hum), mais techniquement, j'y ai mis du mien, et ça tourne pas mal.
Mais ce qui est nul, c'est l'absence de la possibilité de poster des commentaires. C'est en partie dû à Plone, qui a retiré cette possibilité dans la version 1.0.2 (.3 ?), pours des raisons de sécurité (ou de politique ?), ensuite de SimpleBlog, qui avait un paramètre pour activer ou non les commentaires, qui a disparu ensuite. Le hic c'était que les commentaires plantaient l'appli, je l'avais donc désactivé spécifiquement dans le blog, et maintenant, il est coincé sur "pas de commentaires autorisés". Je suppose que c'est débloquable, dans la ZMI ou quoi, sur les droits et tout, mais comme ces connards de développeurs open source ne font jamais de docs correctes, je ne sais pas. Je pèse mes mots sur les dévs, ils font du bon boulot, mais ils sont complètement infoutus de l'expliquer. Et voilà que je te balance le source sur sf.net, et démerdez-vous. Je me démerde assez, mais des fois, c'est vraiment chiant. Je sais pas comment font les gens qui ne se démerdent pas autant. En fait si, je sais : ils ne font pas...
Enfin bref, les commentaires, ça marche pas. Alors que même les pauvres trucs en PHP savent le faire... C'est quand méecirc;me la grave honte. Donc ce week-end, je vais tenter de bricoler mon site pour le remettre au carré, sans pour autant l'éclater. Il y a une solution simple, je prends tous les articles, je les copie dans un nouveau blog, et vlan je publie. Et hop six mois d'historique de perdus...
Je vais essayer de ruser, en réinstallant la vieille version qui avait le bouton d'autorisation de commentaires, en espérant qu'il puisse relire les infos d'une nouvelle version (ce qui est généralement pas le cas). On verra bien. Faut bien que je me rappelle de sauvegarder le tout avant de bricoler...
Complètement autre chose. Les parents de Séverine vont venir samedi soir. Ils veulent nous faire un cadeau à chacun de nous. Un petit quelque chose, comme un livre, ou un DVD. Le problème, c'est que je ne vois pas ce que je voudrais de plus que ce que j'ai. Dans cette gamme de prix, et en ce moment. Les jeux que j'attends sortent en septembre ou plus loin, pareil pour les DVDs. J'ai même pas un petit gadget technologique qui m'intéresse que je n'aie déjà. Et même des choses plus chères, en fait : le truc que je voulais avoir il y a un petit moment, c'était le PowerMac G5. Mais comme je le disais il y a quelque temps, une machine de bureau Macintosh, je ne vois pas très bien l'intérêt par rapport à une machine Windows. Mac OS X seul ne peut pas compenser la cruelle limite d'évolutivité de l'ensemble. Un seul lecteur optique, deux emplacements de disque dur, cartes graphiques dépassées hors de prix, etc... Je sais qu'on peut trafiquer l'intérieur pour y ajouter les disques, mais ça reste un bricolage peu élégant. Donc non, je veux pas de PowerMac G5.
Je suis donc arrivé à un point étrange, où j'ai tout ce que je veux (du moins, raisonnablement), et je n'ai pas d'autres envies. Et ça tombe bien, mon compte bancaire vient de passer en négatif (-3,95 €)...
Bon, il est temps d'aller manger, je crois que j'ai réussi à dépatouiller mes CDs de restauration pour les machines de colloques pour les centres de vacances du boulot. Faire une image de restauration, c'est facile, en soi. En faire un qui restaure une machine complète sans aucune intervention utilisateur (à part mettre le CD et allumer la machine), c'est un peu plus chiant... Si seulement mes utilisateurs avaient moins peur des machines et qu'ils RTFMaient plus...
20/08/2004
Fabriquer des thèmes pour téléphones Sony Ericsson - part 1
J'ai expliqué comment connecter le téléphone à un ordinateur, maintenant on va créer du contenu à y transférer.
La plupart des téléphones Sony Ericsson acceptent les thèmes, les personnalisations des couleurs et motifs de l'interface.
Sony Ericsson Theme Creator
Un fichier de thème Sony Ericsson est une espèce de tar, qui contient plusieurs fichiers concaténés en un seul fichier. Il contient notamment les fonds d'écrans par défaut du thème, ainsi que les images d'élément de menu, et les couleurs des textes affichés. Les images sont des fichiers JPEG, et les couleurs sont définies dans un fichier XML. Il est possible de construire un fichier de thème à la main, mais ce n'est pas très pratique, et les modifications sont fastidieuses.
Heureusement, Sony Ericsson propose un éditeur de thèmes complet, le Sony Ericsson Themes Creator (actuellement en version 1.40) sur son site développeur. Le programme est gratuit, et nécessite un enregistgrement sur le site, tout aussi gratuit. Themes Creator supporte les tous les téléphones de la gamme sauf T39, T65, T66, T100, T200, T600, R520, R600, Z200 et P800. Oui, Themes Creator supporte même les derniers Z1010 et S700 !
Bon, vous avez dû récupérer le programme le temps de ce petit blabla, et je ne vais pas vous expliquer l'installation, il n'y a aucune option, juste l'emplacement du programme, et suivant, suivant, ... , suivant, terminer. A la Windows, quoi.
Présentation
Au premier lancement, le programme demande quel type de téléphone vous avez. Cliquez juste sur l'image du modèle qui correspond, et on peut commencer à travailler.
Remarquez les barres verticales entre certains modèles de téléphones qui indiquent les intercompatibilités des thèmes.

Choix du modèle du téléphone
On se retrouve alors dans l'éditeur lui-même. Si jamais vous vous rendez compte que vous n'avez pas choisi le bon modèle, pas de panique : vous pouvez retourner au choix des téléphones par le menu File / Change Phone. La fenêtre montre l'aperçu du th&egravme actuel à droite, et les modifications possibles à gauche. Les onglets correspondent à un mode d'affichage disponible sur le téléphone, suivant les fonctions et les caractéristiques.

Themes Creator (onglet Standby)
Les images modifiables du contexte sont listées dans la liste déroulante en haut. Elles peuvent être remplacées par le bouton Import (ou Import All, qui a la même fonction...), ou retirées du thème par Remove. La taille des images recommandée est indiquée en haut à droite de la zone d'édition. Les images doivent être soit des GIF, soit des JPEG. Les JPEG ne doivent pas avoir d'optimisations comme le mode progressif, sans quoi les images ne seront pas affichées.
Les couleurs sont modifiables soit en entrant les valeurs RGB en héxadécimal, soit en cliquant sur la case de la couleur, qui ouvre un nuancier standard Windows.

Nuancier Windows
Pour ma part, je trouve que c'est un peu difficile de créer un thème à partir de rien. Mais je ne suis pas un designer non plus...
Ce que je fais d'habitude, c'est prendre un thème existant (soit téléchargé du net, soit directement du téléphone), et le modifier à ma convenance. Mais bon, si vous avez les capacités pour créer un thème original from scratch, n'hésitez pas !
La page suivante détaille les éléments personnalisables.
Fabriquer des thèmes pour téléphones Sony Ericsson - part 2
Description des divers éléments du thème Silver & Night du Z600.
Là, plutôt que de faire des captures d'écran de chaque onglet, je vais relier chaque élément à son nom dans l'éditeur. Je vais prendre l'exemple du Z600, vu que j'y suis plus habitué.
Les autres modèles comportent à peu près les mêmes éléments, ça devrait aller (surtout que les T610, T630 et Z600 et dérivés ont le même OS et le même format d'écran). J'ai choisi le thème Silver & Night fourni avec mon Z600 pour l'exemple.
Un point important est à noter, ici. Si vous essayez de récupérer le thème tel quel, il se produira un message d'erreur. En fait, c'est parce que le téléphone gère les caractères accentués et spéciaux en tant que code HTML, dans son système interne. "Silver & Night" est stocké en fait comme "Silver & Night". Or l'ordinateur lui ne voit que le nom renvoyé par le téléphone, et surtout sait gérer les caractères spéciaux nativement, donc à l'accès au fichier "Silver & Night.thm", il demande "Silver & Night.thm", et le téléphone ne le trouve pas ! La solution est de renommer le fichier sur le téléphone, de façon à ne plus avoir de caractères spéciaux dans le nom. A noter aussi qu'il existe un thème par défaut qui ne peut ni être renommé, ni être effacé. Pour mon Z600, c'est le thème Silver & Lime. Certaines images et sonneries aussi font partie intégrante du système et ne peuvent pas être modifiées.
Standby
Softkey disabled text correspond aux options non disponibles. La vue d'exemple ne comporte pas de telles touches. Les couleurs Background ne sont visibles que si les images sont absentes ou si l'image comporte des zones de transparence. Si vous utilisez des images opaques, la valeur peut être ignorée. Les couleurs Shadow sont les couleurs d'ombrage des éléments de menu.
Desktop
L'image Desktop Background peut avoir un meilleur rendu si on dessine les ombres des icones de menus, comme cette image de Silver & Night :
Navigation
Attention à l'image Highlight, et surtout aux décors éventuels des bords, car le texte pourrait déborder. L'image fait 123 pixels de long, et le texte peut occuper jusqu'à 110 pixels au milieu de l'image.
Les couleurs de Title et de Text influent sur les couleurs de Calendar, respectivement sur le titre, et sur les jours de la semaine et les heures. Les images de Navigation s'appliquent aussi à Calendar.
Popup
Attention, l'image Popup Highlight n'est pas la même que l'image Highlight de Navigation, elle est plus courte (113 pixels contre 123 pixels). Même mise en garde pour les décorations de l'image, le texte court jusqu'à 100 pixels.
Notes
Les paramètres de couleurs de cette section s'appliquent aussi sur les messages d'état et d'erreurs du téléphone. Ne pas donc mettre de couleurs criardes et/ou moches qu'on verrait à longueur de temps...
Calendar
Comme indiqué plus haut, les couleurs pour le titre, le nom des jours de semaine et les heures sont choisies dans l'onglet Navigation, ainsi que toutes les images.
Aperçu
A tout moment, vous pouvez visualiser l'ensemble du thème, en appuyant sur le bouton Preview all. De même, une coche Show Images permet d'afficher ou non les images sur la prévisualisation.
Transfert
Pour envoyer le thème ainsi créé, rien de plus simple, vous vous connectez au téléphone via le protocole OBEX File Transfer, comme indiqué dans l'article sur la connexion Bluetooth, et vous déposez le fichier .thm dans le dossier Thèmes.
Et voilà, la création de thèmes n'a plus de secrets pour vous (à part le format du fichier lui-même, je sais, mais qui s'en préoccupe ?
), vous pouvez désormais créer et modifier les thémes à volonté sur votre téléphone Sony Ericsson !
19/08/2004
GAZ ?
L'été, il y a souvent des travaux. Et des fois, ça fait peur...
Depuis la semaine dernière, une ruelle de mon trajet RER-boulot est retournée pour travaux. Et les ouvriers ont indiqué tout plein de choses sur le goudron, comme celle-ci :

No comment...
Je sais, on lit pas trè bien, il a plu hier et il y a un peu de terre sur l'inscription, mais on peut quand même distinguer "GAZ ?", ce qui laisse croire que les gars ont fouillé sans trop savoir ce qu'il y avait en dessous... Vous me direz, on ne peut pas savoir tout ce qu'il y a sous les trottoirs, et ils n'ont pas forcément toutes les infos, tout ça, mais regardez ce pour quoi ils creusent :

Un boîtier familier...
Je vous le donne en mille, un compteur électrique !
Je sais que c'est séparé, maintenant, EDF et GDF, mais c'est quand même fort...
18/08/2004
Connecter un téléphone Bluetooth à un ordinateur - part 1
Comment connecter un téléphone Bluetooth à une machine Windows XP (surement valable pour Windows 2000 aussi).
J'ai écrit un sujet dans mon blog sur la personnalisation des téléphones cellulaires, et j'ai eu pas mal de hits en provenance de moteurs de recherche. Mais je me suis dit par la suite que l'entrée de blog était trop succinte pour une réelle explication de ce qu'il fallait faire. Surtout qu'après la rédaction de l'article, j'ai acheté un dongle Bluetooth pour ma machine Windows à la maison, et que c'était pas aussi limpide que ça. Je ferai peut-être un topo sur la connexion sur Mac OS X, mais c'est si simple que je me demande si ce n'est pas une perte de temps.
Commençons par le début : la connexion entre le téléphone et l'ordinateur.
Prérequis
Déjà, les prérequis : un ordinateur, un adaptateur Bluetooth, et un téléphone Bluetooth. Moi j'ai un ordinateur que j'ai monté moi-même, avec une carte mère Asus A7N8X-E Deluxe. Cette carte a des ports USB2 gérés par le chipset nForce2 de nVidia. Mais vu les taux de transfert (1 Mbps), l'USB1 ne pose pas de problèmes particuliers.
Pour l'adaptateur Bluetooth, je dirais que tous se valent à peu près. Les derniers sortis supportent une norme bluetooth plus récente qui n'ajoute pas de fonctionnalités nouvelles (je crois), mais améliorent la portée effective du signal, donc qu'en ayant un adaptateur super récent et un appareil Bluetooth super récent aussi, on pourrait avoir une liaison à vraiment 10 m de distance. Mon dongle indique "20 m de portée !" sur l'emballage, mais en pratique, dès 5 m et 2 cloisons, c'est mort. Mon adaptateur est un Ovislink que j'ai eu à pas cher sur un magasin en ligne. J'ai aussi un D-Link que j'ai eu par mon boulot, mais le logiciel fourni est rigoureusement identique. La différence de prix tient au manuel plus épais, une rallonge USB et une boîte en carton à la place d'un simple blister.
Enfin le téléphone. Pour l'instant, je n'ai eu l'occasion de voir que des Sony Ericsson, le T610 et le Z600. Ces deux appareils ont le même système d'exploitation, et peuvent partager les thèmes et paramètres. Le T630 est un modèle amélioré du T610, et devrait fonctionner de la même manière. Donc je vais surtout décrire les possibilités des téléphones Sony Ericsson, ici. Mais les fonctions basiques comme le transfert de fichiers (thèmes, sonneries, images) sont communes à tous les appareils.
Installer l'adaptateur Bluetooth
Jusqu'à la sortie du Service Pack 2 pour Windows XP, Windows n'a pas eu de réel support de Bluetooth inclus dans le système (paraît qu'il y a déjà un support partiel dans le SP1, mais je n'ai rien vu de la sorte). Et il ne reconnaît pas l'adaptateur Bluetooth tel quel. Depuis le SP2, Microsoft a inclus des drivers génériques pour les dongle Bluetooth, ainsi qu'un support minimal des fonctions. Comme souvent, ils ont juste inclus une version simplifiée de logiciels du commerce. Là, ils ont pris les logiciels Bluetooth de la société WIDCOMM. Mais le logiciel original a beaucoup plus de fonctionnalités. Ça tombe bien, les dongles Ovislink et D-Link sont tous deux fournis avec la suite WIDCOMM.
Cette suite logicielle, comprenant les drivers et l'intégration du support bluetooth dans Windows, n'est pas vendue seule. Elle est incluse dans l'achat d'un adaptateur Bluetooth, et les logiciels sont restreints pour ne marcher qu'avec l'appareil avec lequel ils ont étés vendus. Cette limitation est effectuée par reconnaissance du driver, donc si vous avez les drivers génériques installés pour votre dongle Bluetooth, les logiciels WIDCOMM refuseront de fonctionner !
Le mieux est d'installer les logiciels et de connecter l'adaptateur après. Voyons les étapes de l'installation. Vous êtes accueillis par un écran de ce type, le texte peut légèrement varier, ici, Ovislink s'est pas foulé et m'a inclus la suite WIDCOMM presque telle quelle, alors que D-Link avait pris la peine de personnaliser l'accueil de l'assistant. Mais c'est vraiment du détail, en plus que dans un sens, Ovislink est plus honnête, en indiquant l'origine de ses programmes.

Accueil de l'assistant d'installation WIDCOMM
Pour l'installation des logiciels proprement dit, il n'y a presque aucune option à sélectionner, à part la création de raccourcis. "Ajouter l'icone à Poste de travail" est pratique, ça crée une entrée d'arborescence à l'Explorateur Windows. Le reste, c'est du goût de chacun.

Options d'installation
Une fois la copie des fichiers terminée, vous êtes invités à connecter l'adaptateur Bluetooth à votre ordinateur, et la configuration initiale commence. Parfois, Windows XP Service Pack 2 affiche la fenêtre des paramètres matériels durant l'installation des divers composants, mais ça n'a pas d'incidence, il suffit de fermer la fenêtre et l'installation se continue sans problèmes.

Propriétés du matériel Windows
Avant tout, il faut choisir le nom et du type de périphérique. N'oubliez pas qu'il s'agit de votre ordinateur, qui est maintenant un appareil Bluetooth comme un autre ! Il lui faut donc un nom, et spécifier le type d'appareil dont il s'agit. Ici, vous n'avez que le choix entre "Ordinateur" et "Ordinateur portable", ce qui est assez juste.

Choix du nom et du type de périphérique
Ensuite vient le choix des services disponibles et que vous voulez utiliser. Ce qui nous intéresse ici pour les thèmes et images, c'est le service "Transfert de fichiers". Le bouton "Configurer" permet de choisir l'endroit où se trouveront les fichiers transféré à partir du téléphone (ou d'un autre appareil capavle de transfert de fichiers). Choisir aussi le service "Port série Bluetooth". La configuration viendra plus tard. Le service "Transfert l'éléments du gestionnaire d'informations personnelles" est intéressant aussi, il permet de synchroniser le carnet d'adresses d'Outlook avec celui du téléphone. Le reste, c'est du goût (et de l'utilité) de chacun.

Sélection des services Bluetooth
Petit point sioux à la fin de la configuration : il faut appuyer sur "Ignorer" si on n'a pas d'autres dongles Bluetooth, sinon l'assistant repart pour un autre tour...

Fin de l'installation
Maintenant que l'adaptateur est installé, passons à l'utilisation.
Connecter un téléphone Bluetooth à un ordinateur - part 2
Jumelage, transfert de fichiers et applications avec Bluetooth.
Jumelage
Maintenant que l'ordinateur est devenu un appareil Bluetooth à part entière, on va le jumeler avec le téléphone, c'est-à-dire qu'on va établir un lien entre les deux. Parce que les appareils Bluetooth ne se "trouvent" pas tout seuls entre eux, il faut explicitement leur indiquer. C'est contraignant, et en même temps sécuritaire, vu que n'importe qui ne peut pas accéder à votre téléphone librement (c'est bien de ne pas se faire voler son carnet d'adresses dans le train en sans fils
).
L'installation du dongle Bluetooth a créé une icone "Favoris Bluetooth" sur le bureau, si vous l'avez choisi, sinon il y a une icone Bluetooth dans le system tray, à côté de l'horloge. En double-cliquant dessus, on trouve une fenétre ressemblant à celle-ci :

Favoris Bluetooth
Il faut maintenant préparer le téléphone, activer Bluetooth et le rendre visible aux autres appareils Bluetooth. Pour activer bluetooth sur le téléphone, pour un téléphone Sony Ericsson T610, T630, Z600 ou compatible, allez dans Connexions, Bluetooth, Activer. Pour le rendre visible (détectable), allez dans Connexions, Bluetooth, Options, Visibilité, Affich. téléphone. (désolé, j'ai pas de quoi faire des captures d'écran du téléphone...
)
Une fois le téléphone prêt à être connecté, cliquez sur "Rechercher les périphériques accessibles". Au bout d'un court moment, la fenêtre devrait afficher votre téléphone (et/ou tout autre appareil Bluetooth visible dans les alentours). Double-cliquez sur l'icone du téléphone, puis sur "OBEX File Transfer" et une alerte devrait vous être communiquée par l'icone du tray, pour l'authtification de la liaison. Cliquez dessus, et vous avez le dialogue suivant :

Requête de code personnel Bluetooth
"Oh non je ne sais pas quel est mon code personnel Bluetooth !" Meu non, faut pas s'affoler.
En fait, c'est un code un peu au pif qu'on choisit pour valider la liaison. Dans cette case, vous pouvez écrire ce que vous voulez, tant que ce sont des chiffes, et que vous le remettez de l'autre côté, sur le téléphone. Une fois le code tapé, appuyez sur "OK", et le téléphone va se manifester pour que vous tapiez le code personnel, qui est justement celui que vous avez inventé à l'instant. C'est magique.
Et voilà, une petite case cochée à côté de votre téléphone vous indique que le jumelage est effectif, et que tout est fin prêt pour envoyer et recevoir des images et sonneries du téléphone ! Vous pouvez aussi désactiver la visibilité du téléphone, l'ordinateur saura le retrouver sans ça : Connexions, Bluetooth, Options, Visibilité, Masq. téléphone.

Jumelage actif
Transfert de fichiers et visibilité aux programmes
Dès à présent, on peut envoyer et recevoir des données depuis et vers le téléphone. En double-cliquant sur le téléphone, on affiche la liste des services disponibles sur ce téléphone :

Liste des services du téléphone
Double-cliquez sur "OBEX File Transfer", et vous avez une vue Explorateur sur la "racine" de votre téléphone, avec les dossiers Images, Sons et Thèmes. Le dossier des jeux n'est pas visible par le transfert de fichiers, je suppose par peur du piratage (comme si on allait aller se copier ces trucs inutiles et plantatoires...
). Voilà, à partir de là, vous pouvez envoyer et recevoir des fichiers par drag and drop ! Mais n'oubliez pas que les T610 et Z600 n'ont que 2 Mo de mémoire flash (le T630 en a peut-être plus), et que dû à un codage des données un peu curieux, les images créés sur ordinateur et envoyés sur le téléphone sont plus gros dans le téléphone...

A l'intérieur de mon Z600
Je vais conclure cette introduction à la connectivité Bluetooth sur Windows avec le Sony Ericsson Mobile Phone Monitor. J'ai lu dans nombre de forums que les gens avaient du mal à faire reconnaître leur téléphone par le Mobile Phone Monitor, inclus dans Sony Ericsson Communications Suite. Mobile Phone Monitor est une interface entre les logiciels et le téléphone. Il existe beaucoup de programmes gratuits de transfert de fichiers et d'utilitaires de communication utilisant les téléphones Bluetooth Sony Ericsson, et ils passent tous ou presque par ce biais.
Or souvent, le téléphone n'est pas reconnu par Mobile Phone Monitor. Le problème, c'est que MPM essaie de communiquer avec le téléphone directement à travers l'interface Bluetooth. Ce qui serait le cas si Windows supportait nativement Bluetooth. Bon, Windows XP SP2 le fait, mais le logiciel Bluetooth du SP2 n'a pas de "Favoris Bluetooth", et du coup on ne peut pas visualiser le contenu du téléphone. Il y a juste des commandes "Envoyer un fichier" et "Recevoir un fichier", qui sont une catastrophe ergonomique...
La solution est de passer par un port série virtuel. les logiciels communiquent donc avec le téléphone comme à travers un câble de liaison, sauf que ce câble, c'est Bluetooth.
Pour créer un port série Bluetooth, faites un clic droit sur l'icone bluetooth du tray, et sélectionnez "Connexion rapide / Port série Bluetooth / Autres périphériques" (ça s'appelle autrement si vous n'avez encore aucun port série, mais vous pouvez pas vous tromper, c'est le seul élément de la liste
).

Port série Bluetooth
Suivez l'assistant (il y a juste à accepter tout ce qu'il propose), et notez le nom du port créé, chez moi c'était COM8, les autres chiffres étaient utilisés. Une fois le port défini, ouvrez "Options Phone Monitor", dans le Panneau de configuration. Passez à l'onglet "Ports COM", repérez le port correspondant au port série Bluetooth, et appuyez sur les boutons "Réserver" et "Activer". Mobile Phone Monitor essaiera maintenant de se connecter au téléphone par le port série réservé, en plus de l'infrastructure Bluetooth Windows. Et voilou, le téléphone est reconnu par les logiciels passant par Mobile Phone Monitor !

Options Phone Monitor
Mais j'ai découvert un logiciel qui rend tous les autres obsolètes et inutiles : floAt's Mobile Agent ! Il sait tout faire en ce qui concerne votre téléphone Sony Ericsson, depuis la liste des appels, jusqu'à l'envoi et la réception des SMS en passant par la température de la batterie et du téléphone !
C'est tout bonnement incroyable, surtout qu'il est open source et gratuit ! De plus, il accède lui-même au téléphone, soit par Bluetooth natif, soit par infra-rouge, soit par port série Bluetooth, il n'y a besoin de rien d'autre ! C'est de loin le meilleur logiciel de communication sous Windows pour les téléphones Sony Ericsson.
Bientôt, je vous montre comment fabriquer des thèmes et des animations.
Been there done that
Nouvelle rubrique encore, je fais des how-to. :)
Je regarde souvent les stats de mon site, et surtout les termes de recherche employés sur les moteurs pour arriver ici. C'est comme ça que j'ai créé la section J'ai vu/lu, parce qu'il y a des gens qui cherchent des explications pour Da Vinci Code. Il faut que j'écrive, maintenant que j'y pense
mais je vais essayer de faire quelque chose de bien, illustré de photos et tout, donc ça va prendre un peu de temps. J'essaierai de vérifier les révélations du livre, avec les ressources du net, et montrer les lieux qui sont mentionnés (ça c'est pas dur, suffit de trouver le temps d'y aller
).
J'ai vu aussi qu'il y avait pas mal de gens qui cherchaient comment faire des thèmes et sonneries pour les téléphones Sony Ericsson. J'ai vu par ailleurs sur le net que les gens avaient des difficultés à connecter leur téléphone à leur ordinateur, et faire marcher les logiciels avec.
J'ai donc ouvert une nouvelle section Done that
. Je suis pas sûr que la rubrique s'étende beaucoup, parce qu'il y a des tas de documentation super bien faite sur le net. Je mettrai donc en ligne que les choses que je n'ai pas trouvé simples, ou dont les explications sont soit erronées, soit trop obsolètes pour être appliquées simplement. Et je ne parlerai de choses que j'ai effectivement fait, vu que sinon je ne saurais pas comment faire, ou du moins expliquer la chose avec précision.
Le premier article décrit la gestion du Bluetooth sous Windows XP (et 2000, incidemment) ainsi que sous Mac OS X. Suivra un petit topo sur la création de thèmes et sonneries pour les téléphones jusqu'aux modèles T630 et Z600 (au-delà, l'OS change, et les logiciels que j'ai vu ne les supportent pas, malgré que le format de fichier reste grosso-modo le même).
16/08/2004
Mac zealots
Je fais maintenant partie de la communauté Macintosh de par le monde, ayant un PowerBook. Mais des fois, je me demande si cette communauté n'est pas un peu biasée et sectaire ?
Apple en tant que constructeur informatique dispose d'à peu près 2 à 3 pourcent du marché des ordinateurs dans le monde. C'est peut-être pour cela que ses utilisateurs défendent leurs machines aussi férocement.
Moi aussi j'ai failli passer dans la catégorie fanatique, quand j'ai eu mon iBook, mon premier Mac, en 2002. J'ai défendu mon choix (car c'est bien un choix), avec tous les arguments que je pouvais trouver, même le mensonge... Mes amis me posaient des tas de questions à propos de l'iBook, comme la compatibilité, les capacités matérielles, le prix, etc... Question compatibilité, je pouvais répondre assez honnêtement : oui ça lit tout et exporte en tout, mais c'est mort pour les jeux. Avec une ATI Rage Pro 128, et les sorties des jeux en retard d'un an sur les versions Windows et consoles, c'était clairement pas le bon choix. Les choses se sont un peu améliorés, mais le manque de titres se fait cruellement sentir, d'autant plus que les machines les plus récentes sont livrées avec des nVidia GeForce FX 5200, une carte bas de gamme, et qu'il faut débourser près de 600 € pour une ATI Radeon 9800XT, qui est déjà dépassée... Non, vraiment, le Mac, c'est pas une plate-forme de jeu.
En parlant de matériel, justement, on me posait souvent la question de la fréquence du processeur. Et là, je donnais (sans même le savoir à l'époque) le slogan d'Apple sur le mythe du mégahertz. Comme quoi des processeurs à fréquence équivalente ne sont pas forcément aussi rapides. Ça permettait à mon iBook et son G3 600 MHz de sortir la tête de l'eau. Mais il ne faut pas se leurrer quand même : les Athlon Mobile 1,2 GHz des portables de l'époque tournent nettement plus rapidement que les G3 600 MHz. Mais je me sentais obligé de dire que c'était presque comparable dans certaines tâches pour ne pas subir le fatidique et final "ah bah c'est pas si bien, alors"...
Et on vient au prix. J'avais payé mon iBook 16500 F, je crois. A peu près tout ce que j'avais pu économiser en une année d'apprentissage. Et la machine avait donc un G3 600 MHz, 128 Mo de RAM, 15 Go de disque dur, et un lecteur DVD. Et l'écran 12" LCD pas si lumineux et précis que ça (malgré que j'aie vraiment pensé la chose). Dans les prix de l'époque, le prix était correct. Si je cherchais des machines avec des caractéristiques identiques, je tombais toujours sur plus cher en machine x86. l'iBook gagnait grâce à sa taille et son port Firewire intégré. Je n'avais aucun périphérique Firewire à l'époque, mais c'était toujours un plus. "Je pourrais, si j'avais."
En fait, ce qu'Apple apporte dans ses machines, c'est pas de la puissance brute. C'est des accessoires, des ports d'extension (pas au sens PC du terme, toutefois), et des technologiques nouvelles qui deviennent souvent des standards (WiFi, Firewire, Bluetooth). Ainsi, mon iBook maintenant vieux de 3 ans (le modèle est sorti en 2001) est encore largement utilisable et connectable n'importe où, sans périphériques externes (si on compte que la carte Airport optionnelle n'est pas un composant externe). Bien sûr, j'ai dû acheter des composants pour le maintenir à jour, comme de la RAM (512 Mo supplémentaires), et la carte Airport (WiFi). Mais si on regarde les portables Windows d'il y a 2-3 ans, l'iBook s'en sort remarquablement bien.
Mais là j'ai parlé d'une machine portable. Les modèles de bureau, c'est tout autre chose. Les portables Apple ont ces petits détails bien pensés qui facilitent la vie, comme la mise en veille et réveil instantanés (et qui ne rate presque jamais, pas comme la mise en veille prolongée de Windows...). Mais une machine de bureau Apple, je n'aurais pas autant d'arguments à opposer. Déjà, la puissance brute. Les utilisateurs de PC pensent en terme de puissance brute. De moins les utilisateurs que je connais, les programmeurs, les administrateurs, les hardcore gamers.
Le pratique, l'esthétique, ils s'en passent. Même le PowerMac G5 (que j'ai pourtant bien envisagé d'acheter) n'est pas complètemnt convaincant. La machine de bureau de chez moi (Windows XP, Athlon XP) me sert moitié pour le mail/surf, et moitié pour les jeux. J'ai une ATI Radeon 9700 Pro, qui est encore une super carte vidéo, et une Sound Blaster Audigy 2 ZS, peut-être la meilleure carte son grand public au monde. J'ai aussi tous les raffinements du monde moderne, graveur de DVD, Bluetooth, tout ça. Le PowerMac G5 a ses deux processeurs PowerPC 970, mais dont l'évolution en fréquence a l'air d'être moins rapide que les Opteron/Athlon 64 (je sais, fréquence plus élevée != performances plus élevées, mais l'évolution, ça compte). Puis l'évolutivité du PowerMac, c'est un peu niet. Je sais qu'il existe des tas de périphériques externes sur Firewire, Bluetooth, WiFi, mais franchement, si je peux tout caser dans le boîtier de la machine, je le fais sans hésiter. Puis pour les jeux, comme je le disais, c'est un peu mort, le Mac. Je sais que maintenant les jeux sortent (presque) en même temps, mais la qualité graphique n'est pas la même. Sur ma Radeon 9700 Pro, je peux avoir de l'antialiasing et du filtrage anisotrope à des niveaux raisonnables (4x, 4x) et avoir une résolution assez élevée (1024x768) sans que ça rame à mort. Sur le PowerMac de base (celui que je pourrais m'offrir si je le voulais vraiment), c'est un peu mort. la Radeon 9600XT de base ne pourrait pas m'offrir le confort visuel que j'ai avec la Radeon 9700 Pro. Pareil, il se raconte que la sortie son des G5 est pas top top. J'ai justement acheté la Audigy 2 parce que la sortie son de ma carte mère était pas terrible. Et bien sûr, pas de drivers Audigy pour Mac OS X (mais là, c'est pas vraiment la faute d'Apple).
Mais malgré tout ça, les fanatiques Mac sont toujours sidérés par ce qu'Apple produit. La fois où Apple avait sorti le Xserve RAID, les forums ne tarissaient pas d'éloges sur la machine, alors que visiblement personne ne savait ce qu'est un NAS...
On peu aussi remarquer les news des sites Mac, qui parlent des pubs Apple. En fait, ils rapportent des news à chaque fois qu'on parle d'Apple ou du Mac (ou de l'iPod, maintenant, aussi).
J'utilise quotidiennent au travail et chez moi Windows, Mac OS X et FreeBSD. J'ai parfois été tenté d'intégrisme (j'y plonge parfois quand même), à dénigrer systématiquement un OS, mais je sais dans le fond qu'ils se valent tous à peu près. Même le tant décrié Windows n'est pas une catastrophe (même s'il est un peu bête des fois
). La preuve, les machines et serveurs Windows de mon boulot marchent sans problèmes. J'admets que Windows devient de plus en plus chiant à cause de l'activation, des failles et des virus, mais si on fait un tant soit peu attention, on s'en sort. Et si on l'administre correctement, il ne plante pas plus que Mac OS X. Oui ça plante, Mac OS X. Et plus qu'on veut bien laisser le croire. Et au final, le Mac est une architecture ultra fermée, peu importe si le noyau de Mac OS X est libre, si le matériel est clos, ça revient au même. On critique le monopole de Microsoft, mais dans un sens, Apple en est un aussi.
Je remarque aussi quelque chose de récurrent dans les news des sites Mac. Ils n'aiment pas Dell. C'est l'antéchrist, pour les fanatiques. Alors qu'au final, Dell ne fait pas de mauvaises machines (pas de très bonnes non plus, mais bon
). On dirait qu'ils sont dans un sens jaloux du succès de l'entreprise par rapport aux parts de marché d'Apple.
Voilà voilà. J'ai largement dévié de mon sujet, là.
Mais au final, j'aime bien les fanatiques Mac, ils sont drôles.
Je lis régulièrement les sites Mac et les sites techniques PC, j'ai les dernières nouvelles du monde (dès qu'Apple est impliqué, même de très très loin), et les nouveautés et les tendances des matériels et logiciels informatiques à venir. Apprendre en s'amusant, quoi.
13/08/2004
Détails sur Stargate Atlantis
Remarques et critiques sur le pilote de Stargate Atlantis, ainsi que sur certains éléments de la saison 8 de Stargate SG-1. A lire après avoir vu Stargate Atlantis.
Bon, déjà, il faut dire qu'en regardant From Stargate to Atlantis de Sci-Fi et le pilote de Stargate Atlantis, je me suis gâché des surprises de la saison 8 de Stargate. Ils affichent le nom et le rôle de chaque acteur qui parle, et Amanda Tapping a comme "étiquette" : "Amanda Tapping / Lt. Col. Samantha Carter" !

Amanda Tapping / Lt. Col. Samantha Carter
Photo © Sci-Fi
Elle a une nouvelle promotion, alors qu'elle est Major depuis pas si longtemps que ça... Pire encore, C'est cette image !

Richard Dean Anderson / Gen. O'Neill / Exec. Producer SG-1
Photo © Sci-Fi
Ouaip, Général ! Il prend la place de Hammond ! Et comme Hammond n'apparaît pas dans Atlantis, ils l'ont simplement zappé ! (en même temps, il voulait peut-être faire autre chose ?)
On se doutait bien que O'Neill allait se faire décongeler, mais là, quand même...
Je vais finir de ruiner la saison 8 pour tous ceux qui ne l'ont pas vue en disant que les super méchants seront les Réplicateurs. Pas les crabes qu'ils shootent en veux-tu en voilà, mais les humanoïdes de la 7ème saison, ceux qui ont évolué à grande vitesse dans la bulle de temps accéléré, et qui ont été gelés dans le temps (épisode 122, Unnatural Selection). D'ailleurs, à propos de ça, j'espère que les Goa'uld vont encore intervenir, parce que sinon c'est un peu bidon de faire "On a tué Anubis, tous les autres ont les jetons ou sont morts, on en est débarrassés", parce que sans le Zero Point Module, le siège de l'Antarctique ne marche plus, et que des vaisseaux-mères peuvent encore débarquer en force...
Assez de disgression sur Stargate SG-1, on devait parler de Stargate Atlantis.
D'habitude, quand les gens font un spin-off, ils font du bouturage, ils prélèvent un personnage (secondaire, souvent) de la s&eacuerie originale et le collent dans la nouvelle série, et lui donnent un rôle plus important. Là, c'est le docteur Elisabeth Weir qui s'y colle. Vous savez, la fille recrutée par le Président des Etats-Unis pour prendre la tête du SGC. C'est limite ils l'ont fabriquée exprès pour ça, quoi. Mais l'actrice originale n'a pas dû vouloir s'impliquer dans une série fleuve comme Stargate, parce que c'en est une autre qui joue Weir dans Altantis. Mais à part elle, tout le staff est nouveau. A part peut-être le canadien, qui ne me semble pas inconnu, mais je ne me rappelle pas assez de tous les épisodes pour en être certain...

Le canadien en question
Photo © Sci-Fi
Le concept de la série ressemble un peu à Star Trek: Voyager. Ils sont perdus à l'autre bout de l'univers, sans contact avec leur monde d'origine, livrés à eux-mêmes, face à un ennemi bien décidé à les zigouiller. Mais ici, ils étaient volontaires pour y aller, ils ne connaissent pas la technologie dont ils ont hérité, et les gens sur Terre savent où ils sont.
En parlant de technologie, il y a quand même un truc qui cloche. Atlantis est sensée être la cité perdue des Anciens, là oû est l'arme ultime qui peut vaincre Anubis et tout et tout. Et ils ne font pas mention de ces armes de la mort. Bon, ils ont pas encore tout exploré, mais quand même.
Par contre, la nouvelle porte, très bien.
Ça fait high-tech et bien intégré à Atlantis. Mais ce qui cloche, c'est qu'il y ait beaucoup de portes dans cette galaxie. Quand les mecs d'Atlantis composent une coordonnée au hasard, la porte se connecte direct. Si c'est un coup de bol, c'est monstrueux...
Les Anciens sont supposés avoir fui en catastrophe, et c'est bizarre qu'ils aient pu fabriquer et installer autant de portes dans leur galaxie sans redonner de nouvelles.

Porte d'Atlantis
Photo © Sci-Fi
Autre point contestable de la porte d'Atlantis, le champ de force similaire à l'iris de la porte du SGC. Dans SG-1, AUCUNE autre porte de TOUTE la galaxie ne dispose d'une barrière de protection (à part fourrer des objets dans le cercle). Et si les Anciens d'Atlantis étaient devenus soudainement plus malins, et qu'ils avaient compris l'intérêt d'une barrière de protection, ils l'auraient mis en série sur les nouvelles portes, non ? Hé bien non, seule la porte d'Atlantis dispose de ce champ de force activable à volonté. Et pour montrer comme c'est important et pratique, ils en font usage dès le premier épisode.
Une autre chose dont les scénaristes vont sûrement abuser : les gateships. Vous vous rappelez de cet épisode oû Teal'c vole un chasseur-prototype Goa'uld et qu'il passe à travers une porte des étoiles en marche pour surgir sur une autre planète et surprendre des Jafas effarés ? Hé bien c'est exactement ça, les gateships. C'est un vaisseau cylindrique de transport/combat, qui peut se replier pour passer à travers une porte.

Le gateship
Photo © Sci-Fi
Là oû les abus commencent, c'est la présence d'un DTD (Dial Home Device, le truc pour composer les coordonnées) dans le vaisseau. Les portes d'atlantis sont télécommandées. On peut se poser des questions sur la priorité des signaux, entre DTD terrestre connecté en "filaire" à la porte, et DTD "sans fils". Quid des cas oû plusieurs DTD composent des coordonnées en même temps ?
Et si seulement ces DTD "sans fils" n'existaient que dans les gateships, passe encore, mais les chasseurs ennemis en ont aussi ! En fait tout le monde pourrait avoir de ces télécommandes à portes des étoiles !
Pire incohérence dans le comportement de la porte, ils arrivent à activer une porte flottant dans l'espace sans DTD, alors que le DTD est sensé alimenter la porte ! Bon, on va admettre que les nouvelles portes ont une source d'énergie intégrée, mais c'est quand même pas sérieux...
D'ailleurs, quand les gateships rentrent au "Atlantis Center", ils arrivent dans un espace qui fait juste la longueur du vaisseau, et s'arrêtent net, sans bavures, même s'ils étaient lancés à pleine vitesse en passant la porte. Et ils remontent tout doucement et lentement vers le hangar au-dessus. J'imagine même pas si plusieurs vaisseaux doivent rentrer en catastrophe... Ils auraient mieux fait d'avoir un hangar devant la porte...

La "salle d'embarquement d'Atlantis", le mur n'est pas loin, à droite...
Photo © Sci-Fi

Arrivé du gateship, il n'avance pas plus loin que ça de la porte !
Photo © Sci-Fi
Intéréssons-nous maintenant aux nouveaux méchants, les Wraiths. Là, les scénaristes veulent clairement surfer sur la vague de la mode vampire (Buffy, Underworld, Van Helsing, etc...). Ils ont la tête des vampires du film de Carpenter, en plus. Et le problème, c'est qu'ils ne font pas assez peur. Apophis et ses Jafas étaient impressionnants, parce qu'on avait vu Râ avec une poignée d'hommes, alors qu'Apophis a clairement une armée. Et plus tard, on a vu Anubis avec ses millions de soldats et ses milliers de vaisseaux. Les Wraiths ont juste un vaisseau-mère moisi, avec des chasseurs, et les soldats n'ont aucun réflexes à part s'aligner correctement pour se prendre un headshot. En même temps, s'ils enlevaient leurs cagoules moches, ils y verraient peut-être un peu mieux (ça vaut aussi pour les premiers gardes d'Apophis, avec les casques serpents tout nuls
).

Des Wraiths (remarquez les mecs cagoulés qui n'y voient rien)
Photo © Sci-Fi
Je vais dire un mot sur les personnages. En fait, je ne les trouve pas super terribles. Il y a donc le docteur Weir qui est le chef du "Atlantis Center", qui est d'un coup vachement plus débrouillarde que ce qu'on a vu en fin de saison 7, qui essaie ici de conscillier tout le monde (pour souligner qu'elle était ambassadrice de l'ONU ?), le major John Sheppard, le mec à l'ADN compatible Anciens à qui toutes les machines obéissent (d'ailleurs, ils doivent trouver une solution vite fait à cette compatibilité ADN, si ils veulent d'autres équipes et d'autres gens qui font des choses), et qui ne voulait pas venir ici, et qui est obligé de coopérer, Le docteur canadien (je me rappelle plus du nom), qui a des fonctions un peu Jackson-like, mais plus porté sur la technologie, Tayla, une autochtone de la galaxie du Pégase, qui est la Teal'c de la bande, le même genre de guerrier honorable protecteur de son peuple, et enfin le lieutenant je ne sais qui (je fais les captures après avoir écrit le texte, et ça me sacoûle d'y revenir
), expert en armement, mais qui se veut cool quand même, limite comedy relief.
Je crois que j'ai à peu près fait le tour. Mes impressions paraissent négatives, dans l'ensemble. Je pense que je suis un peu trop critique envers cette série, vu qu'elle dérie d'une de mes séries cultes, et a donc de fait un lourd héritage à assumer. Et j'ai plutôt apprécié le pilote, même s'il n'était pas transcendant au niveau de l'histoire. SG-1 non plus n'a pas commencé très bien.
Et comme je dis toujours avec les séries qui débutent, il faut laisser 4 épisodes avant de porter un jugement définitif. Je vais donc attendre la sortie officielle de Stargate Atlantis en France pour voir les épisodes suivants et me forger une opinion plus solide.
Stargate Atlantis
J'ai eu l'occasion de voir le spin-off de Stargate SG-1, ainsi que le reportage de la chaîne Sci-Fi "From Stargate to Atlantis". Ce texte contient des spoilers pour le film Stargate et la trame de la série Stargate SG-1.
Tout un chacun un peu intéréssé en science-fiction connaît la série Stargate SG-1, dérivée du film Stargate.
Résumé pour ceux qui ne connaissent ni l'un ni l'autre : dans le film Stargate, au début du XXème siècle, on découvre un étrange monument circulaire enfoui dans le désert en Egypte. De nos jours, un chercheur, Daniel Jackson, découvre la véritable fonction de cet artifact : un portail pouvant créer un wormhole (un trou de ver, le terme de traduction française "vortex" n'est pas le terme physique correct, même si je comprends que les impératifs de la post-synchro imposent cela) entre deux points distants de l'espace, permettant de voyager instantanément entre ces deux endroits. La porte conduit Danaiel Jackson et un commando mené par le colonel Jack O'Neil à une planète désertique (Abydos) où vivent les descendants d'humains autrefois enlevés par Râ, le dieu du soleil de la mythologie égyptienne, qui se révèle être un extra-terrestre. Et Râ choisit ce moment pour revenir sur cette planète, et l'équipe d'exploration devra affronter les troupes surentraînées du tyran.
La série Stargate SG-1 se passe quelques années après les événements du film. Le programme d'exploration a été abandonné, et la porte des étoiles reste en stockage au fond d'un silo nucléaire désaffecté. Mais le colocel O'Neill (avec deux L dans la série) à la retraite va devoir reprendre du service quand des extra-terrestres ressemblant aux soldats de Râ traversent le trou de ver et enlèvent le personnel de la base. Ils récupèrent au passage Daniel Jackson qui était resté sur Abydos, qui leur apprend qu'en fait, il existerait des milliers de portes des étoiles disséminées à travers la galaxie. Ils apprennent aussi que le méchant n'est pas Râ, mais Apophis, le dieu serpent de la mythologie égyptienne. A partir de là, le programme d'exploration Porte des Etoiles est relancé.
Au cours de la 7ème saison de Stargate SG-1, il est fait mention de la cité perdue d'Atlantis, une ville crée par les Anciens, les êtres qui ont développé le réseau des portes des étoiles. Mais elle semble introuvable... Et pour cause, elle est dans une autre galaxie ! Daniel Jackson découvre qu'il faut en fait programmer 8 coordonnées sur la porte pour atteindre Atlantis. Et il faut une quantité d'énergie incroyable pour faire une telle chose. Heureusement, ils ont le Zero Point Module, une source d'énergie des Anciens qu'ils ont récupéré de l'autre côté de la galaxie. Mais ça ne sera suffisant que pour ouvrir le wormhole vers Atlantis qu'une seule fois. Ils sélectionnent donc une équipe de soldats et de scientifiques pour aller explorer la cité, sachant qu'il pourraient ne jamais pouvoir revenir...
De l'autre côté, ils trouvent une cité ultra-futuriste, avec une technologie avancé, et engloutie sous les eaux, comme dans la légende. Il n'y a plus âme qui vive, et en explorant leur galaxie, les nouveau habitants d'Atlantis se font de nouveaux alliés, tout en réveillant de mortels ennemis...
Plus de révélations ici...
05/08/2004
Chassé-croisé postal
Ça fait bientôt un an pile que j'ai mon (précieux) PowerBook, et j'ai décidé d'acheter l'extension de garantie de 2 ans, au meilleur prix. Mais comme souvent avec Apple Store, il y a eu cafouillage (j'y ai aidé, aussi)...
Mon fidèle PowerBook, qui a déjà fait un voyage dans la lointaine Péïbadie, arrive en fin de garantie. Apple propose AppleCare, une extension de garantie de 2 ans en plus de la garantie de base d'un an. Ça couvre les réparations, pièces et main-d'œuvre. Et ça coûte cher, les pièces, sur ces petites bêtes-là...
Ce qu'il y a, c'est que AppleCare coûte bonbon aussi : 440 € pour les PowerBooks ! C'est pour ça que j'ai sauté sur l'occasion quand j'ai reçu le mail d'Apple me proposant 30 € de réduction (et les réducs chez Apple sont toujours sur les prix hors taxes !
Ce qui fait qu'au bout du compte, la garantie me revient à 405 € (les comptes ne sont pas ronds, c'est normal, j'arrondis les sommes dont je me souviens déjà vaguement
).
C'est seulement le surlendemain que je me rends compte de ma boulette (fille de précipitation) : en tarif éducation, l'AppleCare PowerBook ne coûte que 365 € ! Je jette un coup d'œil vite fait au suivi de commande Apple, et je vois que la commande est open, pas encore traitée.
Je décroche le téléphone et j'appelle AppleCare (le support technique et commercial porte le même nom que l'extension de garantie - à moins que ce ne soit le contraire...
) pour annuler ma commande et la repasser en tarif éducation. Je ne suis plus étudiant, mais techniquement mon entreprise est habilitée à acheter des produits en tarif éducation. Et comme j'y travaille, moi aussi.
Mais là, mon manque de précipitation m'a conduit à ma perte : le mec au tél me dit que la commande vient de partir, dans les minutes précédent mon appel...
De là commence une course-poursuite entre la banque, TNT et AppleCare. Le but est d'annuler la commande pour que je ne sois pas tiré, et rappeler le transporteur pour ne pas livrer le colis (le pack AppleCare PowerBook contient un CD de diagnostic et de réparation). Le mec fait sa manip, et j'ai plus qu'à croiser les doigts...
Et aujourd'hui, au lendemain de mon appel à AppleStore, le mec me rappelle, et me dit qu'en fait il a pas pu retenir le colis, et qu'il allait arriver à mon boulot (je peux pas recevoir les paquets chez moi, la boîte est trop petite, et des choses louches s'y passent). Donc on a bien foiré, je vais être débité de mes 405 €, je dois téléphoner à TNT pour annuler la livraison, et donner des instructions spécifiques aux filles (peu dégourdies) de l'accueil de ma boîte pour refuser le colis.
Et voilà, ce soir, tout ça fait, je vois bien que le suivi de livraison de TNT que j'ai refusé le colis, je n'ai pas encore été tiré de mon compte, et j'ai perdu les 30 € de réduction pour l'AppleCare. Mais bon, c'était pas valable pour le tarif éducation (du moins je le crois fort).
Si tout va bien, les magouilles de mon compte bancaire se seront tassés dans le courant de la semaine prochaine, et je vais pouvoir acheter ma garantie à moins cher. J'achèterais bien sur l'Apple Expo, mais je crains que ça soit trop short pour la valider... J'ai acheté le PowerBook à l'Apple Expo, quand même... Ah quoi que, vu qu'il a eu un bon mois de retard, la garantie expire seulement en octobre. Mais je ne crois pas que les exposants aient un tarif AppleCare moins cher que l'éducation, quand même...
04/08/2004
Big Brother is watching me...
En regardant les logs d'accès de mon serveur web, je me suis rendu compte que des gens (probablement) de Microsoft avaient fouillé mon blog. :)
Hier, j'ai enregistré le plus grand nombre de visites journalières depuis la mise en service de mon serveur web : 567 pages vues ! Et tout ça généré par 11 visiteurs...
En regardant de plus près l'origine de ces hits, on trouve ceci :

Origine des visites
On voit que le traffic provient de cnc.net et xo.net. En fait, cnc.net, c'est Concentric Dial-Up Internet, une filiale de XO Communications, respectivement un provider RTC et un opérateur télécom. Et les hôtes de Concentric sont situés à Seattle, Washington (ou se connectent sur le nœud de Seattle). Et Microsoft Corporation est installé à Redmond, pas loin de Seattle...
Plus fort encore, le deuxième hôte répertorié fait partie d'un pool d'adresses IP de Microsoft !
Je me suis donc intéressé à ce qu'ils ont bien pu regarder (mes photos de vacances ?
), et j'ai trouvé ça :

URL consultées
Ils ont consulté les entrées de blog suivantes : Windows, c'est un peu bête, Ordinateurs et accoustique, et Téléphone, logos et sonneries. Et ils ont conduit des recherches à partir de ces pages, par sujet, par jour, par mots-clés, etc...
Ils ont dû donc voir toutes les "gentillesses" que je dis à propos de Windows, ma tentative de supprimer l'activation du Media Center (en ayant une licence valide, quand même), que le Media Center pue en fin de compte, et tout et tout.
J'ai eu chaud, pour un peu j'avais les avocats de Microsoft au cul, et j'aurais été forcé de conclure un accord amiable et d'accepter une Xbox...
03/08/2004
Détails sur Prelude to Dune : Dune House Atreides, House Harkonnen, House Corrino
Mes impressions sur les livres, remarques, critiques, parallèles avec la série originale, etc... Eviter de lire si on veut lire Dune ou Prelude to Dune.
Ici je vais admettre que tout le monde a lu la première série Dune.
Déjà, je trouve que les titres ne sont pas très originaux, mais c'est une affaire de goût...
En même temps, ça indique au lecteur quel sera le sujet principal du livre. Non que dans Dune House Atreides on ne parle que des Atreides, mais que l'intrigue s'attarde plus sur ce qui se passe sur Caladan. De même pour Dune House Harkonnen, on en apprend plus sur Giedi Prime et la famille Harkonnen. Ce qui n'est pas une mauvaise chose, vu qu'on ignore presque tout des origines des personnages de Dune.
Mais en même temps, j'ai quand l'impression que c'est une sorte de visite des lieux célèbres de Dune, qui n'ont jamais été réellement décrits. De Dune à l'Empereur-Dieu de Dune (j'ai lu la première série en français, je cite donc les titres en français, mais je relirai le tout en anglais bientôt), tout ou presque se passe sur Arrakis. C'est seulement à partir des Hérétiques de Dune qu'on s'aventure un peu sur d'autres mondes.
La série des House ne reste pas concentrée sur Arrakis, et explore les lieux connus de l'Imperium : Caladan, Giedi Prime, Kaitain, Ix, Wallach IX, Salusa Secondus... Je ne me rappelle plus si Lankiveil et Ginaz sont cités dans Dune... Peu de lieux sont vraiment nouveaux, comme Ecaz, Grumman, Richese et Beakkal, mais ils sont juste cités comme Ix dans Dune. Ces nouveaux lieux sont mentionnés car ils sont les mondes d'origine de Grandes Maisons du Landsraad avec lesquelles interagissent les héros des livres.
En parlant de héros, la balance Arrakis/protagonistes a changé en faveur des protagonistes de l'histoire. Ici, on nous décrit l'arrivée du Platétologiste Impérial, le père de Liet Kynes sur Arrakis, et on nous montre les fremen dans leur vie quotidienne. Arrakis est toujours importante car elle est la seule source d'épice, mais c'est pas un enjeu politique aussi important que dans Dune, car le fief appartient encore fermement aux Harkonnens.
Ce qui nous intéresse ici, c'est de savoir comment les divers personnages sont arrivés à la situation du début de Dune. Dune House Corrino pose même les bases pour les Hérétiques de Dune et la Maison des Mères, car c'est dans ce livre que l'amal, le melange synthétique est finalisé, et que des danseurs-visages sont envoyés aux confins de l'univers pour explorer les mondes colonisables. Le même amal consommé par les Honorés Matriarches, et peut-être les mêmes danseurs-visages apparaissant en visions aux personnages de la Maison des Mères...
Une première critique pourrait être que Les House se contentent de décrire la vie et l'environnement des divers lieux maintes fois cités mais jamais réellement vus de Dune. En effet, on "voit" maintenant ce qu'est Caladan, comment on vit sur Giedi Prime, mais il y a pas ou peu de nouveaux mondes, et quand il y en a, la description en est succinte ou inexistante. On pourrait dire que c'est parce que les mondes décrits sont les places importantes de l'Imperium, et donc qu'on a l'essentiel, mais il aurait pu y avoir aussi des mondes importants qui sont retournés dans l'indifférence, pour telle ou telle raison. Mais cela aurait peut-être trop dilué l'histoire.
Et justement l'histoire des House tourne autour des personnages dont on n'a pas assez parlé dans Dune. Le Duc Leto, le Padishah Empereur Shaddam IV, Duncan Idaho, le Baron Harkonnen (même si le Baron est très présent dans Dune). Dans Dune, même le Comte Fenring est quasiment passé sous silence, alors qu'il est un Kwisatz Haderach manqué, donc pas complètement dénué d'intérêt. Les House réparent cet "oubli" et reviennent longuement sur les relations entre tous ces personnages "mineurs" de Dune.
Malgré leur pauvre participation à l'intrigue de Dune, les personnages des House sont des éléments cruciaux de l'histoire. Ils ont mis en place tout ce qui a amené aux événements de Dune. Au final même tellement que la série des Dune semble une conséquence directe des faits des House.
Ce qui est gênant dans les House, c'est qu'on sent qu'ils ont été écrits après la Maison des Mères. On réapprend ce qu'on sait du Bene Gesserit et du Bene Tleilax depuis les Hérétiques de Dune et la Maison des Mères, alors que ces deux entités disparaissent presque totalement ou sont très peu décrites dans Dune jusqu'au moins l'Empereur-Dieu de Dune. On apprend aussi dans Dune House Harkonnen que les cuves axlotl sont des femmes génétiquement modifiées, chose qui est cachée jusqu'aux hérétiques de Dune.
Cela fait que du point de vue de la continuité, il y a des pans de l'histoire qui disparaissent pendant des milliers d'années. Dans un sens, c'est pas vraiment contraire à l'esprit de Dune, avec ses sauts de 10000 ans dans le récit.
Et les auteurs ont assimilé certains détails du film de David Lynch et des téléfilms. Dans les House, les navigateurs sont capables de téléporter le vaisseau tout entier, en "pliant l'espace", comme dans le film. Il me semble que dans le livre Dune, il n'est pas question de ne pas se déplacer, bien au contraire. Le navigateur doit calculer et prévoir (littéralement voir à l'avance) les obstacles sur le chemin du vaisseau, qui file à une vitesse vertigineuse, ce qui implique de devoir connaître l'avenir à court terme pour pouvoir le conduire. Dans le même registre, je ne me rappelle pas qu'on décrive la couleur des uniformes des armées de chaque Maison, peut-être à part vert (la bannière verte) pour les Atreides. Dans Dune House, les Harkonnens ont un uniforme bleu pâle, comme dans le téléfilm Dune.
Malgré ces petites contradictions, il est plaisant de connaître le passé des personnages de Dune, même si certains itinéraires semblent un peu tirés par les cheveux. Par exemple, le Duc Leto recueille dans sa Maison deux transfuges de Giedi Prime, le principal monde Harkonnen, sans se poser trop de questions. De même, les auteurs font des efforts pour coller aux détails de Dune, sans vraiment convaincre. Gurney Halleck dit que le Duc Leto l'a sauvé des puits d'esclaves Harkonnen, mais en fait, Gurney se sauve pratiquement tout seul, c'est juste qu'il s'est faufilé dans un convoi d'obsidienne commandé par Leto Atreides.
Au final j'ai pas été déçu, l'histoire tient la route même si certains passages sont un peu longs et n'apportent pas grand-chose à l'intrigue (l'excursion en bateau de Leto et Rhombur de Dune House Atreides), et le profil des personnages est poussé, on comprend leur évolution, leurs motivations. Et le tout ne trahit pas l'ambiance de Dune, même en étant des livres dans l'univers de Dune où Dune passe au second plan !
Prelude to Dune : Dune House Atreides, House Harkonnen, House Corrino
Les trois premiers volumes dans la série Dune par Kevin J. Anderson et Brian Herbert, fils de Frank Herbert, auteur de la série originale.
Dune est une série de livres de science-fiction créée par Frank Herbert, qui décrit une société humaine plusieurs milliers d'années dans le futur. Cette société s'est reconstruite après s'être libéré du joug des machines pensantes, les ordinateurs, et qui a pour credo de ne jamais recréer de telles machines. Pour ce faire, les hommes développent des techniques d'entraînement qui repoussent les limites de la psyché humaine, faisant de certains des ordinateurs humains, d'autres ayant le don de préscience, ou la mémoire des générations passées.
Tout cet univers repose sur une substance mystérieuse, l'épice mélange. Cette substance prolonge la vie, et décuple les capacités intellectuelles humaines. Mais l'épice ne se trouve que sur une seule platète dans tout l'univers : Arrakis, appelée par ses habitants Dune.
L'intrigue de la série Dune de Frank Herbert tourne autour de Dune, de l'épice, des grandes maisons de l'Impérium, et les autres puissances, le Bene Gesserit, le Bene Tleilax, qui convoitent la planète et sa richesse. Sans oublier les Fremen, les habitants de Dune, qui rèvent du jour où ils seront les seuls maîtres de la destinée de leur planète.
La série initiée par Brian Herbert et Kevin J. Anderson ne reprend pas la suite de l'histoire dévoilée par Frank Herbert, mais remonte plusieurs dizaines d'années dans le passé, et explore les origines des personnages de Dune, leurs relations, et les évènements qui ont mis en place le bouleversement décrit dans Dune.
Malgré que le style des deux nouveaux auteurs ne soit pas du niveau de feu Frank Herbert, il n'en reste pas désagréable, au contraire. Et l'histoire est toujours riche et intriguante, comme dans la série originale. Car Dune n'est pas seulement un livre de science-fiction, il parle de politique, de philosophie, d'écologie, d'Histoire. Et Brian Herbet et Kevin J. Anderson sont restés fidèles à ce profil si particulier de Dune. A lire si on a aimé Dune. Je pense que lire la série des House avant la série des Dune peut être un peu déroutante, et les divers références et clins d'œil à la série originale ne seront pas compris. D'un autre côté, ça réserve les diverses surprises des destins des divers personnages...
Maintenant, les révélations...
Nouvelle rubrique
Ze niou Valken.org s'enrichit d'une nouvelle section sur les films/livres que j'ai vus/lus.
J'avais déjà ça en tête depuis un moment, quand j'ai mis à jour ma présentation, là où je parle du dernier livre que j'ai lu. Mais je me demandais si ça n'allait pas être ridicule, alors que je ne suis pas un super expert en la matière. Mais en voyant que les gens cherchaient des explications sur tel ou tel livre sur le net (j'ai eu un hit par quelqu'un qui cherchait da vinci code explication), je me suis dit que je pourrais parler de ce que j'ai vu/lu, ce que j'ai aimé, pas aimé, et essayer d'approfondir si je peux.
La section J'ai vu/lu est donc ouverte.
Le premier article est sur la série Dune House, de Brian Herbert et Kevin J. Anderson.
Ah, et je ne pense pas pouvoir alimenter cette section aussi "souvent" que mon blog...
Mais je vais essayer. Je pense pour les prochains articles Da Vinci Code (justement), et Prisonniers du temps (Timeline). Le film est sorti, pour ce dernier, et j'ai pas trop aimé.



